2 JUILLET 2002 Tout le monde est là, prêt à partir mais le vent ne l'entend pas de cette oreille, nous non plus. Louvoyage par ce vent avec un équipage non amariné, merci. Donc on attend. Le 4, c'est parti, direction la sortie de la manche, au louvoyage quand même, mais temps maniable.
Andalousie
  7 Juillet, minuit, vent d'ouest, 20 nœuds, enfin, presque à l'ouvert de la Manche, par 49°20N &4°37W blam blam! et patatras! : croisière foutue, l'étai vient de faire relâche, l'enrouleur fait quand même une courbe non prévue par le constructeur. Vite on enroule ce qui reste de génois. Victoire ça tourne! Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait? Puisqu'il est cassé en haut on peut toujours dépasser l'étai l'enrouleur ne tient plus que par la drisse et le roulis l'agite frénétiquement. Le mettre à plat pont, ce n'est guère possible, il va être arrêté par les barres de flèche, le descendre dans l'eau et le récupérer ensuite ça peut taper dans la coque alors on décide de le laisser en place et de le brêler le long de l'étai de trinquette en enroulant la drisse de spi autour de l'ensemble pour limiter les mouvements. On changera, de temps en temps, les portages de la drisse de génois en l'étarquant. Le grand port sous le vent, c'est Cherbourg, c'est loin mais tant pis, il y aura sans doute plus de facilités qu'à Cravate sur Plastron. Mardi 9 à 1h arrivée Cherbourg.

 

Réparation à Cherbourg

. La réparation: contacter l'assurance, attendre un peu l'expert qui ne vient pas mais finit par donner son feu vert, allonger l'enrouleur sur le ponton, le démonter (bonjour l'électrolyse entre l'inox et l'alu) trouver un gréeur qui va s'occuper du câble, en commander un à la Rochelle, une pièce de liaison au Danemark (tient, c'est la fête nationale!) faire retailler le génois car les nouvelles pièces ne donneront pas la même longueur de profil, mais aussi comme on a changé ça, ben ça passe plus et vite le week end arrive. Enfin, samedi 13 juillet, nouveau départ, on ne s'en tire pas trop mal, tous les gens qui ont travaillé pour nous ayant fait preuve de compréhension, compétence et célérité. Je ne peux que vous souhaiter de tomber sur les mêmes en cas de problème.
Au fait, c'était quoi le problème? L'absence de cardan en haut. La boule dans la coupelle ne joue pas assez ou pas du tout et il y a une fatigue au niveau du sertissage.
C'est reparti et on passe la longitude de l'incident 8 jours plus tard. Descente vers le Portugal mais on peut dire adieu au petit tour en Méditerranée. Si on veut profiter un peu du soleil, il ne faut pas traîner alors, une seule escale Leixoes pour aller faire un pèlerinage dans les caves de Porto.

Séville, l'orangeraie
Départ dans le brouillard qui pratiquement, ne nous quittera plus jusqu'au cap St Vincent et derrière LE SOLEIL enfin! Le 27, arrivée à Cadix, port América. C'est pas mal mais ça a un petit défaut, c'est tellement loin de la ville qu'il n'est pas question d'oublier les allumettes, on ne revient pas! A défaut de visiter Gibraltar en bateau, on y va en bus! Et aussi Séville qui est une ville dont la visite s'impose mais pas l'après midi, il fait un peu chaud. 3 Août: Départ de Cadix pour Huelva, enfin disons Mazagon à l'entrée de la rivière. Petite marina malheureusement assez loin de la ville et puisque c'est dimanche, nous n'irons pas, embarquerons un équipier et départ pour Ayamonte. Arrivée dans la nuit, le vigile nous fait amarrer à un ponton trop petit et le bureau nous envoie paître le lendemain matin, non sans avoir empocher la nuit, pour la longueur du bateau! Quand il s'agit de payer, le catway est assez long, mais pas question de rester ni de nous trouver une autre place. Enfin nous repartons pour Portimao avec une certaine amertume. Séville, vue de la tour de la cathédrale.
7 Août: Portimao, marina à l'entrée, à gauche très chère. Evidemment, on aurait pu se mouiller en face mais on n'avait pas envie de gonfler l'annexe. Le lendemain départ pour plus haut, soleil petit vent qui va devenir grand et sous le cap Sagres il est à 25 n de nord, merci bien. Il y a là un mouillage qui a l'air pas mal et que l'on prend dans le soir tombant. Toute la journée du 9, le vent souffle à 28/32 n et empêche tout débarquement. Une journée entière confiné dans le bateau. Le vent tombe un peu le lendemain et nous passons le cap st Vincent, toujours au près!! Le vent ne nous oubliera plus jusqu'à Lisbonne. Arrivée dans le Tage en début de nuit, remontée vers Alcantara, passage sous le magnifique pont du xx juil et ... arrivée d'une vedette qui a l'air de vouloir s'intéresser à nous. Tout compte fait, il s'agit de la police maritime, alors on est amis n'est-ce pas? Tellement amis d'ailleurs qu'ils manœuvrent pour envoyer un homme à bord, vérification des papiers, "vous allez à Alcantara, bien alors salut" Lisbonne: Visite du musée de la marine et on accompagne une équipière qui va prendre un billet de train à la gare d'oriente, "vestige" de l'expo de 98, le reste est bien mis en valeur et ils ont su réutiliser les bâtiments de cette expo. 13 août: on quitte le bassin pour Vigo, vent faible, puis dans les jours suivants très faible, moteur, brouillard, radar.
Depuis le début de la croisière, on a des ennuis frigo. A Cadix j'ai acheté une lampe pour trouver les fuites de fréon. Las, ce qui fuit est l'évaporateur changé, 5 ans auparavant! J'essaie de colmater avec du mastic 11FC ça tient quelques jours et il faut remettre du gaz. Le 15, on voit une nageoire avec un mouvement de balancement de droite à gauche, on va voir et ce poisson est bizarre, inconnu de tout l'équipage, on demandera à un pêcheur. Arrivée le 17 vers midi, visi très faible. Vigo : La brume est là, se lève, revient. Il y a même de la pluie, on n'avait vraiment plus l'habitude. Petite visite à Santiago, bien sûr, toujours aussi belle. Déjeuner au monastère, cadre toujours aussi magnifique et adresse peu connue, si les gens savaient, ils seraient tous là !

Clic clac photo cargo une de plus!

Travaux de couture sur le pont, ça cogne!

Départ de Vigo avec une visibilité très très réduite. Heureusement qu'on a inventé le radar et le GPS ! Ca finit par se lever au sortir de la baie et le vent est bien placé ! Rassurez-vous, ça ne dure pas il tombe (avec un bruit mat). Ensuite, c'est la remontée vers Ouessant, pas de vent, puis plus du tout, puis trop enfin la routine quoi. Enfin on est bien placé, à la bonne heure, avec le bon vent pour passer le Fromveur. Jean fait ses paquets et débarque au Stiff, vraiment à la volée, pas le temps de s'amarrer, le bateau à passagers arrive bientôt alors redépart immédiat pour Guernesey. La traversée se passe bien mais l'arrivée est bien sûr au près et de nuit. Enfin la marée est haute et on peut se mettre dans la marina. Toujours rien à dire des matelots de la marina, ils sont parfaits : ils vous montrent exactement la place et vous aide à accoster avec leur canot. Pour un peu on se prendrait pour un grand voilier que le remorqueur pousse avec le nez ! Le temps est maussade, venteux et on tombe sur le bank holliday ! Ambiance de dimanche anglais et on ne pourra même pas aller au mouillage à Serq : se mouiller au débarquement et se faire sécher sous la pluie avec du vent frais, merci.

  Départ le lendemain pour Cherbourg, vent nordet, évidemment, et passage musclé d'un raz dans le petit Russel. Pour le Blanchard, ça ira, le courant est déjà en train de mollir et cela nous vaudra de passer la marée devant La Hague. Arrivée à Cherbourg en fin fin de journée, donc on est bon pour le ponton d'attente qui n'est pas relié à la terre. Le lendemain tout s'arrange, visite à terre : " On est déjà passé là ! "

Puis retour tranquille au port, fin de la croisière floue.

 

Ya même des moments qu'on n'est pas au près!
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