Lundi seize juillet, à moins de deux cents milles de Lanzarote, le vent est nordet, force six bien tassé. Pas vraiment un temps pour écrire, deux mètres de creux par trois quarts arrière quand il faudra remonter ça, on va rire! Enfin en attendant ça descend à six sept noeuds. La traversée a été bonne, et un équipier en a profité pour se perfectionner en astro sous les quolibets de certains esprits forts qui n'arrivent pas vraiment à saisir pourquoi passer une demi-heure au début, dix minutes à la fin pour tracer une droite de hauteur alors qu'il suffit de quelques secondes pour avoir un point complet, précis et fiable avec le GPS. Pourtant, il y a eu un monde avant le GPS, il est intéressant de le connaître sans compter qu'une panne quelconque est du domaine du possible et avant que le soleil ne tombe en rideau il va s'écouler un certain temps.

2001 Croisière aux Canaries

Mardi 17 juillet, 18h arrivée à Arrecife. Comme son nom l'indique, des pavés jusque dans le port, le vent est toujours fort de nord donc arrière pour entrer dans Puerto de Naos, enfin on vire et on se retrouve vent debout, le long d'un quai qui a la bonne idée de se trouver parallèle au vent. Amarres tournées derrière un vieux bateau russe habité par deux matelots de nationalités diverses qui ont pour tâche de transformer un tas de rouille en bateau de pêche. On peut trouver plus facile comme travail !

Las, c'était trop beau, il faut déguerpir car ce quai est réservé, et bien sûr pas à nous mais aux réparations (on avait vu ) à deux trois épaves et à une drague qui va arriver. Enfin, on obtient la permission de passer la nuit à condition d'avoir libérer la place aux aurores.
Donc le lendemain, arrivée à Puerto Calero, marina de luxe à un prix abordable.
Jusqu'à la fin du mois, ce sera la visite de Lanzarote, Fuerteventura et Tenerife. Iles nées et formées par le volcanisme et pourtant toutes différentes. Allez voir les photos et appréciez les paysages, les jeux de lumière dans la grotte. Un séjour qui vaut vraiment la peine mais ce vent continu! Les pieds de vigne s'entourent d'un petit muret individuel comme les baigneurs sur certaines plages bien exposées.
Mercredi 31 juillet, enfin, il faut remonter vers Madère, au près bien sûr mais sur un seul bord ! Le vent n'a pas été trop vache avec nous et nous a permis de remonter sans trop de peine.
Vendredi 3 août, arrivée à Funchal. Pas de place pour commencer puis enfin une place au mur, à couple du bateau de Luna. Une chienne rencontrée à Tenerife qui fait la même route que nous. On la voit en plein travail dans les photos de Diane !
Madère, toujours aussi escarpée, il faut de bons mollets mais la promenade le long de la levada, quelle récompense ! Samedi 11 août, départ de Porto Santo, la petite soeur sèche de Madère mais qui possède « la » plage de l'archipel (à gâteau).
Au près pour commencer, ça va sans dire puis des vents variables et divers pour nous ramener à La Corogne bien entendu. Evidemment aussi, le « pèlerinage » à Santiago et le repas de midi dans un ancien couvent : fabuleux !

Jeudi 23 août, il faut continuer à remonter vers le nord. Oublions le près pour se souvenir des rorquals, des dauphins. Des cargos aussi sur la route de fer. Il y aura encore quelques îles : Ouessant puis Guernesey puis Le port d'attache. C'est fini.

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